Je profite tout d’abord de l’occasion pour relancer et réaffirmer le concept de ce blog : « Citoyens engagés » doit être un espace d’échanges et non un lieu de polémiques stériles et partisanes. J’invite tous les citoyens, adhérents ou non à un parti politique, à s’engager en publiant un texte ou en laissant des commentaires sur les différents articles.
Dans cet article, j’ai décidé de traiter un phénomène qui n’est, certes, pas nouveau mais qui se répand de plus en plus ces dernières années dans les partis politiques : la scission !
La scission se définit comme une division d’un parti ou d’une assemblée. En 1920, la SFIC (ancêtre du Parti Communiste) voit le jour après une scission de la SFIO (ancêtre du Parti Socialiste). Beaucoup plus récemment, une scission a eu lieu au sein du Front National, voyant nombreux de ses cadres exclus ou démissionnaires, se réunir derrière Carl Lang pour former le Parti de la France en février dernier.
Sans aller jusqu’à la scission, les divisions sont nombreuses au sein des partis, créant des « courants », terme politiquement correct, qui s’apparentent quand même plutôt à des « clans ». Je n’aime pas utiliser le terme « clan », néanmoins il traduit bien la rivalité ambiante et l’aspiration de chaque « clan » à vouloir diriger le parti.
J’ai cité deux exemples, l’un concernant la gauche, l’autre concernant l’extrême droite. Mais ce phénomène n’épargne aucun parti. A l’UMP, on assiste à l’émergence, de plus en plus concrète, d’une opposition entre un courant villepiniste et un courant sarkozyste. Au NPA, Olivier Besancenot réunit une large majorité, mais il y a quand même un courant minoritaire qui s’oppose à lui, conduit par Christian Picquet. Ce dernier a d’ailleurs créé un mouvement (la Gauche Unitaire) sans pour autant quitter le NPA. Néanmoins, la Gauche Unitaire a décidé de rallier le Front de Gauche (regroupant notamment le Parti de Gauche et le Parti Communiste) contrairement au NPA qui a refusé cette alliance. Ici la démarche est donc encore plus délicate à saisir ! On pourrait encore parler des mouvements souverainistes, de la multiplication des partis et courants centristes, et bien entendu du climat de division au Parti Socialiste…mais l’idée de cet article n’était pas de faire un cours de politique française (je n’ai d’ailleurs pas la prétention de « jouer » les professeurs). L’objectif était de mettre en lumière un phénomène qui accentue un peu plus encore l’incompréhension et le désintérêt des citoyens à l'encontre de la sphère politique.
J’en viens donc à vous poser la question suivante : une scission est-elle la conséquence d’une divergence de concept idéologique ou le simple fruit d’une ambition personnelle à vouloir commander ?
Benoît Breysse-UMP(77)